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9 Comments
  1. 1

    Christian Aubry

    >> Et vous vous en pensez quoi du graffiti inversé ?

    J’adore. D’abord, pour des raisons évidentes: (1) pas de dégât matériel (3) pas de gaspillage de matière et d’énergie (4) pas de pollution chimique (5) un message environnemental et un appel sous-jacent au nettoyage des parois urbaines. Ensuite, pour une raison plus intellectuelle: ce dont l’humanité a besoin, c’est d’un véritable renversement de ses modes de production — voire de son mode de « penser la production ». Le renversement artistique proposé ici est une allégorie parfaite de ce renversement industriel, culturel et social.

  2. 2

    Anne-Marie Provost

    J’aime bien aussi mais un aspect m’embête. Supposons qu’à terme il n’y ait plus de matière polluante qui salissent les parois urbaines, est-ce que ça impliquerait la disparition du graffiti en tant que tel? On ne peut pas nier la valeur esthétique de celui-ci, et disons qu’une société dont l’urbanisme est complètement aseptisé me terrifie un peu…

  3. 3

    Christian Aubry

    @Anne-Marie À mon avis, le graffiti est à la fois un art et un mode de subversion. C’est l’adjonction des deux qui procure l’adrénaline. Côté art, le graffiti peut en effet être conçu comme un art de commande et rester dans la ville en mode décoratif et expressif pur. Côté subversion, le modèle de graffiti écolo propose de subvertir l’aspect nuisible du graffiti en le rendant socialement acceptable et il défie, de plus, notre mode de penser la production industrielle.

    En admettant qu’un jour, tous les murs de la ville soient devenus « propres », il sera temps, alors, d’abandonner le graffiti écolo au profit d’un graffiti de commande, décoratif et socialement acceptable. Quant aux peintres en mal de subversion, ils se chargeront de subvertir de nouveaux paradigmes.

  4. 4

    marie giro

    Écolo ou non, je ne suis pas certaine que les flics vont me laisser faire peinarde mon graffiti même si je me trimballe avec une bombonne de produit nettoyant pour le faire.

    Le graffiti est aussi (surtout) une forme de réappropriation de l’espace urbain et pour moi, un art socialement acceptable dans la société dans laquelle on vit, me semble suspect.

  5. 5

    olybop

    Oué j’avais découvert ce mec et posté, j’étais tombé sous le charme de son taf, trop fort 😀

  6. 6

    Fabien

    @Christian Aubry: Ton point de vu est intéressant ! et je le partage plutôt …

    @Anne-Marie Provost: A mon avis, on a encore un peu de tps avant qu’il n y est plus de salissures sur nos murs ^^

    @marie giro: « un art socialement acceptable dans la société dans laquelle on vit, me semble suspect » … pourquoi donc ?

    @olybop: Son travail est effectivement excellent !

  7. 7

    Anibé

    C’est superbe !
    On va quand même pas cracher dans la soupe quand quelqu’un propose à la fois
    > de nettoyer un mur cradingue (avec un produit non polluant!), > et de transformer le mur moche en question en oeuvre d’art (socialement?) acceptable! 😀
    Moi je dis « merci l’artiste » et je repars avec un petit sourire parce que ça m’a mise de bonne humeur pour un petit moment dans la journée (j’ai suffisamment d’occasions de me mettre en colère avec tous ceux qui pourrissent l’environnement…) 😉

  8. 8

    louloute74

    J’adore l’Art éphémère et gratuit, si en plus il est écolo, je dis bravo à ces têtes pensantes
    De toute façon pour moi, c’est la créativité, l’originalité et la modestie qui compte, alors les méssage sous jacents que l’on est censé comprendre nan merci!!
    L’art ne doit pas être une prise de tête (pour celui qui le regarde) !!!

  9. 9

    CleanCom

    Super concept, je trouve.

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